filrouge
Vous êtes sur :   Accueil > Les traitements chez l'adulte

Traitements du syndrome

article_header

PRISE EN CHARGE


Formes idiopathiques de la maladie :


Normal 0 21 false false false FR X-NONE X-NONE

st1:*{behavior:url(#ieooui) } /* Style Definitions */ table.MsoNormalTable {mso-style-name:"Tableau Normal"; mso-tstyle-rowband-size:0; mso-tstyle-colband-size:0; mso-style-noshow:yes; mso-style-priority:99; mso-style-parent:""; mso-padding-alt:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt; mso-para-margin:0cm; mso-para-margin-bottom:.0001pt; mso-pagination:widow-orphan; font-size:11.0pt; font-family:"Calibri","sans-serif";}

Des traitements efficaces existent pour la Maladie de Willis-Ekbom 


La mise en route d’un traitement donné dépend de la sévérité des symptômes et dans tous les cas il doit être instauré par un médecin spécialiste et familier avec la prise en charge de la maladie et la manipulation de ces traitements. Dans les formes légères, occasionnelles, en particulier, dans les cas ou une immobilité prolongée s’impose (voyage en avion, en voiture, spectacles, réunions), le patient peut utiliser un traitement qui sera pris « à la demande » après en avoir discuté avec le médecin pour mettre en place les modalités de cette prise médicamenteuse.


Dans tous les cas, des mesures hygiéno-diététiques telles qu’une limitation des excitants, une activité physique modérée et une hygiène du sommeil peuvent être bénéfiques et suffisantes dans les formes légères à modérées.


Dans les formes sévères à très sévères du SJSR un traitement quotidien est recommandé. La nature du traitement et sa classe thérapeutique seront déterminées par le médecin (spécialiste) prescripteur et ceci en fonction de l’histoire clinique de la maladie et des antécédents médicaux du patient. La mise en route du traitement sera discutée avec le patient et les éventuels effets secondaires clairement exposés. 


Les médicaments de type « agonistes dopaminergiques », sont à l’heure actuelle recommandés en première intention dans les cas sévères et très sévères (recommandations de la Haute Autorité de Santé - HAS -). A ce jour, ce sont les seuls médicaments qui ont reçu l’AMM dans l’indication SJSR.


- Pramipexole,

- Ropinirole,

- Rotigotine 


La différence principale entre ces différents agonistes dopaminergiques est leur 1/2 vie d'élimination (6 h pour le Ropinirol, 8 à 12 h pour le Pramipexol et libération prolongée pour la Rotigotine) 


Le dosage est alors individuel et progressif. La posologie quotidienne sera fonction de l’amélioration observée et de la tolérance au médicament instauré. Le traitement consiste la plupart du temps en une seule prise le soir, au dîner ou deux à trois heures avant le coucher. Il est toutefois possible, en accord avec le médecin prescripteur, et en particulier dans les cas où le patient ne peut pas avoir d'activité suffisante dans la journée, de répartir les prises sans pour autant augmenter le dosage global sur les 24 h.


En général, une monothérapie par agoniste dopaminergique suffit.


Si un traitement par agonistes dopaminergiques n'est pas possible (car contre indiqué, non toléré ou inefficace), d'autres traitements sont possibles mais n'ont pas l'AMM (Autorisation de Mise sur le Marché). Il s'agit : 


- Des benzodiazépines , tel que le Clonazépam, mais qui parfois nécessitent des augmentations de doses progressives du fait d'un échappement thérapeutique)  qui peut avoir un intérêt chez les patients ayant à la fois une maladie de Willis-Ekbom et une neuropathie diabétique, en prise continue ou à la demande. 


- Certains antiépileptiques, tels que la Gabapentine ou la Prégabaline, qui peuvent avoir un intérêt chez les patients ayant à la fois une maladie de Willis-Ekbom et une neuropathie diabétique. 


- Les dérivés codéinés qui peuvent également être utilisés soit en continu dans certaines circonstance soit ponctuellement pour faire "passer une crise" ou pour couvrir une circonstance où il est difficile de bouger (voyage en avion ou en voiture, spectacle etc...).


- Les dérivés morphiniques chez les patients très sévères ou présentant un syndrome d'augmentation de la maladie des jambes sans repos.


Seul le neurologue est habilité à faire le choix du traitement qui lui paraîtra le mieux adapté à son patient.


NOTA :


La Rotigotine se présentant sous forme de "patch" (dispositif transdermique), l'inconvénient est que selon les types de peau, ou d'activité, (douches, bains, baignades - piscine, mer - etc...) ou encore la transpiration du patient,  le patch peut avoir tendance à se décoller. Une bonne solution est de le recouvrir d'un "Film adhésif transparent" (vendu en pharmacie pour recouvrir des pansements) Le patch ne se décollera plus et au contraire, il aura une adhérence parfaite avec la peau et en sera rendu plus efficace encore. 


Remarque:


Tous les traitements utilisés pour le traitement de la Maladie de Willis-Ekbom sont des médicaments qui agissent sur le système nerveux central, ils ne sont donc pas dénués d’effets secondaires plus ou moins importants. Leur utilisation demande ainsi une étroite collaboration entre le médecin prescripteur et son patient et beaucoup de «patience» pour trouver le, ou les bons remèdes, donnés au bon moment et à la bonne posologie.


Le patient doit signaler à son médecin tout effet secondaire ou toute baisse d’efficacité du traitement en cours, afin d’adapter le traitement.





Formes secondaires de la maladie :


Les traitements efficaces dans la forme primaire de la maladie le sont également dans les formes secondaires.
Dans tous les cas, il est important de soigner la cause sous jacente : corriger le déficit en fer, arrêter si possible le médicaments possiblement inducteur de la maladie indiqués dans notre page "Causes et Conséquences" , équilibration du diabète …


CONSEILS :


Eviter l’automédication : Ce qui convient à votre voisin ne vous conviendra peut-être pas à vous et vice-versa 


Éviter ce qui peut aggraver les symptômes : le café, le thé, l’alcool, une dépense physique intense, surtout en fin de journée et certains médicaments indiqués dans notre page "Causes et Conséquences".


Veiller à une bonne hygiène de sommeil : coucher et lever à heure régulière, nombre d’heures de sommeil suffisant, éventuellement exercice physique modéré avant le coucher (marche, bicyclette d’appartement). Lors des crises, utiliser les petits moyens : massages, compresses d’eau froide (ou chaude pour certains), déambulation, exercices d’étirement, technique de relaxation. Une activité intellectuelle soutenue, des travaux ou des jeux captant l’attention peuvent atténuer les symptômes ou en empêcher l’apparition.


SJSR ET GROSSESSE  :


La grossesse est une période très difficile pour toutes les femmes qui souffrent de la maladie de Wilis-Ekbom car elles ne peuvent prendre quasiment aucun médicament. Le Docteur Imad GHORAYEB a animé au dernier congrès du Sommeil en Novembre 2012 un "atelier" sur le Syndrome des Jambes sans Repos chez les femmes enceintes. Vous pourrez prendre connaissance de sa présentation en cliquant sur le lien ci-dessous. 


SJSR ET GROSSESSE


CONCLUSION : 


Le syndrome des jambes sans repos est une pathologie mal connue bien qu’assez fréquente. De nombreux témoignages reflètent une grande détresse de la part des patients qui se sentent encore trop souvent incompris. Ils errent de médecins en médecins en espérant trouver le médicament approprié.

Textes rédigés par le Docteur Imad Ghorayeb 

Neurologue

Maître de Conférences - Praticien Hospitalier
Service de Neurophysiologie Clinique
CHU Pellegrin Bordeaux

article_footer
PARTAGER CET ARTICLE :
Partager sur Twitter
Partager sur Facebook
Envoyer à un ami
Imprimer