TRAITEMENTS DU SYNDROME

Des traitements efficaces existent pour la maladie de Willis-Ekbom

La mise en route d’un traitement donné dépend de la sévérité des symptômes et dans tous les cas il doit être instauré par un médecin spécialiste et familier avec la prise en charge de la maladie et la manipulation de ces traitements. Dans les formes légères, occasionnelles, en particulier, dans les cas ou une immobilité prolongée s’impose (voyage en avion, en voiture, spectacles, réunions), le patient peut utiliser un traitement qui sera pris « à la demande » après en avoir discuté avec le médecin pour mettre en place les modalités de cette prise médicamenteuse.

Dans tous les cas, des mesures hygiéno-diététiques telles qu’une limitation des excitants, une activité physique modérée et une hygiène du sommeil peuvent être bénéfiques et suffisantes dans les formes légères à modérées.

Dans les formes sévères à très sévères du SJSR un traitement quotidien est recommandé. La nature du traitement et sa classe thérapeutique seront déterminées par le médecin (spécialiste) prescripteur et ceci en fonction de l’histoire clinique du malade et de ses antécédents médicaux. La mise en route du traitement sera discutée avec le patient et les éventuels effets secondaires clairement exposés.

Les classes thérapeutiques les plus souvent prescrites sont :

  • Les agonistes dopaminergiques
  • Les benzodiazépines
  • Certains antiépileptiques
  • Les dérivés morphiniques

Mise en garde

Eviter l’automédication : Ce qui convient à votre voisin ne vous conviendra peut-être pas à vous et vice-versa

Conseils

Éviter ce qui peut aggraver les symptômes : le café, le thé, l’alcool, une dépense physique intense, surtout en fin de journée et certains médicaments tels que les antidépresseurs, les antihystaminiques, les neuroleptiques.

Veiller à une bonne hygiène de sommeil : coucher et lever à heure régulière, nombre d’heures de sommeil suffisant, éventuellement exercice physique modéré avant le coucher (marche, bicyclette d’appartement). Lors des crises, utiliser les petits moyens : massages, compresses d’eau froide (ou chaude pour certains), déambulation, exercices d’étirement, technique de relaxation. Une activité intellectuelle soutenue, des travaux ou des jeux captant l’attention peuvent atténuer les symptômes ou en empêcher l’apparition.