Syndrome des jambes sans repos: un mal pas si rare

Syndrome des jambes sans repos: un mal pas si rare
Le Soir, par Marie-France Goossens - 7 avril 2021
Date de publication :
06 mai 2021

MA SANTÉ | MALADIE NEUROLOGIQUE

Des picotements dans les membres inférieurs et un besoin irrépressible de bouger les jambes ? Le syndrome des jambes sans repos touche près de 20 % de la population. Il est vécu comme un véritable calvaire par les personnes atteintes.

Voilà la journée de travail terminée, il est enfin possible de vous reposer. Vous vous dirigez vers votre divan, tout ce que vous désirez, c’est faire un petit somme. Mais voilà… Impossible de vous détendre, des picotements dans vos jambes apparaissent et le besoin de bouger se fait ressentir. Il s’agit des symptômes du syndrome des jambes sans repos. Des milliers de Belges en sont victimes.

Ce syndrome neurologique peu connu et donc assez répandu. « C'est une maladie fréquente contrairement à ce que l'on pourrait penser. Selon les statistiques, elle touche jusqu'à 20% de la population. Mais ces 20% n'en souffrent pas pour autant. Seulement 2% de la population sont véritablement affectés par ce syndrome », affirme le Docteur Michel Gonce, neurologue et spécialiste des mouvements anormaux.

Des fourmillements qui empêchent de dormir

Comme le nom du syndrome l'indique, ses symptômes se manifestent généralement dans les jambes et rendent la vie des patients bien compliquée. Ils ressentent des sensations inconfortables dans les membres inférieurs comme des fourmillements, des brûlures ou des picotements. Elles se manifestent le plus souvent lors des périodes de repos, vers la fin de la journée. Lors d'un moment de détente dans le canapé, ces personnes vont devoir se lever à maintes reprises pour évacuer ces sensations. Au moment de se coucher, la situation devient encore un peu plus compliquée. Ces sensations somt davantage présentes et les empêchent de s'endormir ou, pire, elles réveillent au beau milieu de la nuit. Les 2% de la population souffrant le plus sévèrement de cette pathologie rencontrent ce problème tous les jours. Seule la marche, le carrelage froid ou un jet d'eau froide peut atténuer ces sensation sur le moment. Leurs nuits sont donc continuellement coupées par ce syndrome. Les personnes manquent alors cruellement de sommeil, ce qui a inévitablement des répercussions sur leur vie quotidienne.

Un quotidien plus que perturbé

Pour les personnes les plus gravement touchées par cette pathologie, ces sensations désagréables provoquent des insomnies récurrentes. Déambuler dans la maison, chaque nuit, en espérant que les sensations se calment a un impact sur le sommeil, mais aussi sur le moral. « Il y a des répercussions à la chaîne. Tout d'abord, les fourmillements ou les tremblements font leur apparition. Ensuite, ces manifestations vous conduisent à bouger vos membres inférieurs. Cela va perturber votre sommeil qui sera alors de mauvaise qualité et non réparateur. Au final, ce syndrome peut mener à la dépresssion », explique le docteur. À cela, Emmanuelle Deloffre, sophrologue ajoute : « Le sommeil est un état de récupération mental et physique, il est donc très important. Une personne ayant un sommeil perturbé, présentera souvent des troubles de l'humeur ou une grand irritabilité pouvamt aller jusqu'à la dépression. » Cette pathologie leur mène donc la vie dure. Heureusement, il existe quelques solutions.

Trouver la cause

«Tout d'abord, il y a des causes liées à cette pathologie. La plus fréquente est l'hérédité, mais il y a aussi des formes sproradiques dont nous ne connaissons pas l'origine. Ensuite, il y a des formes secondaires qui sont généralement causées par une carence en fer ou par une maladie, comme celle de Parkison », dit le neurologue.

« Si vous avez un doute, rendez-vous chez votre médecin, il fera un bilan et vous dirigera peut-être vers un neurologue ou un spécialiste des troubles du sommeil. Le syndrome peut être lié à des carences, notamment en fer, mais également à des maladies comme les insuffisances rhénales ou faire suite à la prise de médicaments comme les antidépresseurs », dit Julie Doucet, psychologue spécialisée en troubles du sommeil. En général, traiter la cause du syndrome peut suffir à s'en défaire. Mais pour certaines personnes, la cause du syndrome n'est pas connue ou son traitement n'a pas été suffisant. Dans ce cas, des médicaments peuvent être prescrits. 

Toutefois, chacun peut, à un degré certes différent, apaiser ces sensations désagréables. Pour cela, avoir une meilleure hygiène de vie est bénéfique. Il est aussi déconseillé de boire de l'alcool et de fumer. Faire une activité physique et avoir un bon rythme de sommeil pourraient également apaiser ces douleurs ou sensations désagréables. Même si ces solutions ne sont pas miraculeuses pour les personnes plus fortement atteintes, cela devrait plus légèrement les soulager.

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