Date de publication :
31 mai 2026
Afin de sensibiliser à la maladie de Willis-Ekbom, aussi appelée le syndrome des jambes sans repos, Bruno Lefort et Francis Cadène ont pagayé en kayak entre Saint-Malo (35) et Séné. Un défi réussi qui s’est achevé vendredi 29 mai à Bararrac’h.
Vendredi 29 mai, à 17 h, Bruno Lefort et Francis Cadène ont accosté à Bararrac’h, à Séné, avec deux jours d’avance sur leur programme initial. Treize jours de rame sur l’Ille-et-Rance et la Vilaine, au départ de Saint-Malo (35), entre 20 et 30 km par jour, pour sensibiliser le public à la maladie de Willis-Ekbom, aussi appelée le syndrome des jambes sans repos.
« On a rencontré des malades, certains prennent le même médicament que moi mais personne ne connaissait l’association et les médecins non plus. Ils sont seuls avec la maladie qui touche 8 % de la population », témoigne Bruno. La cagnotte a bien progressé au fil du parcours, ponctué de rencontres et de photos. « Ça fait parler de la maladie », ajoute-t-il.
« Une superbe aventure »
Le départ n’a pas été de tout repos : huit jours de mauvais temps, 8 °C sous la tente, avant une brusque montée à 35 °C à hauteur de Rennes. « C’est une belle aventure, remplie de belles rencontres », résume Bruno. Et de confier : « Je ne l’aurais pas fait tout seul, il faut au moins être deux pour se motiver ».
Francis, lui, retient l’équilibre trouvé tout au long du périple.
« On a vécu une superbe aventure. On est toujours restés à la limite de se faire plaisir, sans chercher les douleurs, pour pouvoir repartir le lendemain. » Les journées les plus éprouvantes ? « Le premier jour avec vent et contre-courant, et le dernier avec un vent très fort. Mais il fallait ça pour une belle arrivée ».
[Bruno Lefort et Francis Cadène sont arrivés à Séné à 17 h vendredi 29 mai. La fin de leur périple en kayak pour faire connaître la maladie de Willis-Ekbom.] Un gain de temps inattendu leur a permis d’avancer sur le calendrier : les éclusiers de l’Ille-et-Rance et la Vilaine ont choisi de les faire passer et se sont transmis le message d’écluse en écluse. « Sur les 46 écluses, ça représente entre un quart d’heure et vingt minutes gagnées à chaque fois », calcule Francis. « Je tiens à remercier les éclusiers ».