« C’était l’horreur, j’ai pensé au suicide »

« C’était l’horreur, j’ai pensé au suicide »
Caroline Martinat
Date de publication :
15 février 2026
NICE MATIN LE 15 FÉVRIER 2026
par Caroline Martinat

« C’était l’horreur, j’ai pensé au suicide »


APRÈS UNE LONGUE ERRANCE MÉDICALE, Murielle Leclère a enfin nommé sa maladie : elle raconte comment elle a adapté son quotidien aux douloureux symptômes du syndrome des jambes sans repos. Aujourd’hui âgée de 57 ans, elle a longtemps souffert avant de mettre un nom sur ses symptômes. « Ça a commencé en 2008, je travaillais la nuit et quand je rentrais mes jambes étaient douloureuses, c’était impossible de dormir. Et puis ça passait avec le repos, je prenais ça pour des impatiences », raconte l’infirmière toulonnaise. La première crise sévère est survenue en 2019. « À l’époque, j’ai fait plusieurs examens pour écarter des art problèmes artériels ou veineux. J’ai mis ça sur le compte du surpoids. J’ai perdu du poids et ça s’est effectivement amélioré. Mais je n’avais toujours pas de diagnostic ».
Les crises légères à moyenne se poursuivent jusqu’à 2023. « Cette année-là j’avais accumulé une très grosse fatigue professionnelle. J’ai fait une crise sévère. Ça ne passait pas. J’ai cru d’abord à une fibromyalgie. J’ai pris rendez-vous avec un neurologue qui a posé le diagnostic de syndrome des jambes sans repos après un électromyogramme qui montrait des contactions musculaires toutes les trois secondes ! C’était l’horreur. Je voulais arrêter de travailler, j’ai pensé au suicide ».
 
« Remonter mon taux de fer a d’abord atténué la crise »
Le traitement prescrit à Murielle ne lui conviendra pas. Après des recherches sur internet, elle alors l’AFE (Association France Ekbom- syndrome des jambes sans repos. Parmi les conseils donnés par l’association il y avait la vérification du statu en fer. Pour moi, ça a été efficace. Remonter mon statut en fer a d’abord atténué la crise puis les symptômes ont disparu. L’AFE m’a aussi orientée vers le Dr Rabih Ali-Ahmad, neurologue spécialiste qui m’a prescrit un traitement au cas où une nouvelle crise surviendrait ».
 
Une attention particulière au repos
Outre son statut en fer, Murielle fait aussi très attention à son hygiène de vie : « J’évite le sucre, l’alcool et surtout je me repose. Le sommeil est primordial. J’ai mes petits rituels d’endormissement notamment la cryothérapie : quand les symptômes reviennent, j’applique un gel froid sur mes jambes et j’arrive à m’endormir. Ça ne marche pas pour tout le monde. J’ai la chance d’avoir un métier où je marche beaucoup. La marche aussi améliore les symptômes. Je continue à travailler mais je fais très attention, je prends soin de toujours suffisamment me reposer. Les sorties après le travail, pour moi c’est terminé ».

 
Donnez votre avis
Veuillez laisser votre commentaire ci-dessous.
              ____    ___ 
             / ___|  /   |
 ____ _ __  / /___  / /| |
|_  /| '_ \ | ___ \/ /_| |
 / / | | | || \_/ |\___  |
/___||_| |_|\_____/    |_/
                          
                          
Veuillez saisir les caractères affichés dans l'image
Nous collectons votre nom, adresse de messagerie et n° de téléphone, afin de vérifier et le cas échéant afficher votre commentaire. Lisez notre Politique de confidentialité pour en savoir plus.
À lire également dans cette catégorie