CONFINEMENT ET SYNDROME DES JAMBES SANS REPOS

(Rédigé le 7 avril 2020)
CONFINEMENT ET SYNDROME DES JAMBES SANS REPOS

L’Association des malades de la maladie d’Ekbom (syndrome des jambes sans repos) est membre de l’Institut National du Sommeil et de la Vigilance (INSV). Ainsi ont été élaborées en commun par les membres du bureau de l’association et ceux de l’INSV, quelques recommandations pour ces malades qui ont un besoin impérieux de bouger du fait de sensations désagréables de type impatiences ressenties le plus souvent dans les jambes. Le mouvement (marche, étirement du pied…) ne soulage que transitoirement le ou la patiente.

Ces sensations désagréables sont exacerbées par le repos ou l’inactivité et surviennent ou sont nettement aggravées le soir ou en fin de journée. Ces symptômes s’accompagnent de troubles du sommeil avec difficultés d’endormissement et éveils nocturnes. Les répercussions diurnes peuvent être multiples (asthénie ou hyperactivité, troubles anxieux ou dépressifs) altérant de façon importante la qualité de vie de ces personnes.

Le confinement risque fort de majorer ces manifestations cliniques et leurs conséquences diurnes.

Pour limiter les risques d’aggravation de la maladie, que vous travaillez ou non, pensez à 

Votre traitement :

  • Poursuivre sans discontinuité le ou les traitements médicamenteux en cours
  • Ne pas augmenter les posologies des traitements 
  • Respecter les heures de prise des médicaments

Vos activités dans la journée :

  • Maintenir une activité physique (jardinage, marche…) en fonction des possibilités de chacun, en début ou fin d’après-midi, mais éviter une activité physique importante le soir.
  • Mettre à jour les retards et faire les tâches que vous n’aviez pas eu le temps de réaliser.
  • Poursuivez vos loisirs préférés et découvrez-en d’autres 
  • Ne restez pas assis toute la journée devant votre téléviseur ou devant des écrans
  • Si vous avez des angoisses, pensez à vous relaxer et rappelez-vous que vous avez au sein de l’association des correspondants à votre écoute.

Le soir :

  • Eviter thé, café ou tout excitant ainsi que repas trop lourd.
  • Faire une activité intellectuelle distrayante (jeu de cartes, puzzles, lecture), cela vous aidera à oublier le SJSR.
  • Une heure avant le coucher, penser à vous déconnecter (éteindre smartphone…)
  • Respecter votre rythme veille/sommeil +++ en évitant toute privation supplémentaire de sommeil, en allant vous coucher quand vous vous sentez somnolent et n’augmentez pas le temps passé au lit (voire recommandations spécifiques sur le site de l’INSV).